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Ce mercredi 17 mars, je me suis rendu à la Caisse d'Allocations Familiales (CAF) située dans la tour Pleyel à Saint-Denis, afin de demander, avec une large délégation d'Epinay-sur-Seine, la réouverture de l'accueil CAF d'Epinay-sur-Seine.
Cela m'a bien entendu permis de me rendre compte des conditions d'accueil indignes faites aux allocataires. Profitant de cette présence, j'ai interrogé des personnes qui m'ont toutes fait part d'un temps d'attente à l'extérieur de l'accueil excédant 2 heures et pouvant aller jusqu'à 5 heures.
Aujourd'hui, une grande partie d'entre elles était contente que ces longues heures d'attente ne se déroulent pas avec une température proche de 0°!
Néanmoins, j'ai souhaité profiter de cette présence pour me rendre compte des conditions d'accueil à l'intérieur de ce service public. Ma première surprise fut de me voir empêcher de rentrer par un vigile, mais la responsable du site ayant été appelée, j'étais confiant. Pourtant, dès son arrivée, ladite responsable me confirma que je ne pouvais entrer et qu'il aurait fallu que je prenne soit un rendez-vous, soit un ticket.
C'est la première fois, depuis 1997 que je suis parlementaire, que je me vois refuser l'accès pour contrôler un service public. Il a fallu plus d'une heure d'attente et l'intervention du Préfet de la Seine-Saint-Denis pour que je puisse enfin rentrer dans l'accueil CAF et discuter avec les personnes qui attendaient et le personnel.
Pour le personnel, cela a malheureusement été plutôt bref puisque les agents de l'accueil furent convoqués pour s'entendre dire, je cite : « Avec lui, c'est bonjour, bonsoir, on ne discute pas ! ». Les discussions furent donc particulièrement brèves même si je pense que ces agents qui sont à l'accueil souffrent tout autant du manque de moyens que les allocataires.
J'ai donc été à la rencontre de ceux qui attendaient, comme ce jeune homme, arrivé à 9H30 ce matin, rencontré à 14H45, enfin prêt à accéder aux guichets d'accueil où il pensait rester moins de 2 minutes puisqu'il venait uniquement déposer un dossier. Pareil avec cette jeune femme venant déposer un dossier de congé parental, arrivée à 9H30 et qui, à 15H00, n'avait toujours pas été reçue. Pire encore, très certainement pour ce Monsieur handicapé, arrivé à 9H30, toujours pas reçu à 15H00 et qui venait juste faire une demande de renseignements, impossible à effectuer aujourd'hui par téléphone, les lignes étant continuellement saturées. Ou encore, cette personne venue déposer un dossier avec ses deux enfants de 6 et 4 ans qui à 15H45 attendait encore alors qu'elle était arrivée à 9H00.
J'ai vu des conditions d'accueil et des conditions de travail indignes d'un service public.
A l'évidence, il n'y a pas aujourd'hui de moyens suffisants pour assurer le bon accueil des allocataires et le traitement des dossiers dans des délais raisonnables.
Je souhaite bien-entendu la réouverture de l'accueil d'Epinay-sur-Seine au 56 avenue de la Marne. Je souhaite bien-entendu qu'à Saint-Ouen et à Saint-Denis des accueils de proximité soient mis en place, mais je souhaite surtout, pour tous les allocataires de la Seine-Saint-Denis, un accueil décent et un traitement rapide des dossiers.
Je regrette qu'il ait fallu plus d'une heure à un parlementaire et une intervention auprès du Préfet pour constater cela. Je ne laisserai pas ces conditions d'accueil perdurer. |