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A lire: « La politique sauvée par les livres » de Guillaume Bachelay

A lire: « La politique sauvée par les livres » de Guillaume Bachelay

Il n’y a pas de bonne politique sans littérature.

Il faut lire. Lire des romans. De la littérature d’aujourd’hui et d’hier : c’est ce à quoi nous invite mon collègue Guillaume Bachelay dans son étonnant livre intitulé « la politique sauvée par les livres », dans lequel il revisite son engagement socialiste et même une grande partie du quinquennat qui s’achève, à l’aune des grands et des moins grands auteurs de la littérature française. Hugo. Camus. Gary mais aussi Sollers, Virginie Despentes et même Marc Dugain. Kundera aussi. Modiano. Et bien d’autres encore. Guillaume brosse les grands enjeux qui se présentent à notre pays, plaçant ainsi l’action conduite par la majorité durant ce quinquennat dans une perspective plus large, en émaillant son texte de citations empruntées à des romans qui l’ont marqué, ému, ou encore inspiré. Non pas par tic. Non pas par métier, par habitude – Guillaume est souvent présenté comme étant une des grandes plumes socialistes, prêtant ses mots, son rythme et ses formules à des personnalités ayant exercé à un moment ou un autre de leur vie politique… la fonction de Premier secrétaire du parti socialiste. Non. Non pas par tic mais par conviction : la littérature nourrit la politique et la politique nourrit la littérature. C’est ce qui sous-tend l’ensemble du livre. L’une empêche l’autre de se dessécher, de se désincarner, de se perdre dans une simple gestion absconse et sans fin. Elle lui donne du sens et du souffle. Du relief et de la densité. « La littérature peut sauver la politique en lui proposant non pas le remède mais le regard » écrit-il à propos de la politique européenne et par extension de la politique tout court. Un regard, une vision : c’est ce qu’attendent précisément les Français de leurs responsables politiques. Une lecture du monde en fait. Ce qu’offre la littérature. C’est en tout cas la conviction de Guillaume Bachelay, qui tire les fils des réformes engagées durant ce quinquennat pour esquisser les grandes orientations d’un projet progressiste pour le pays, plaidant notamment pour une refondation de l’Europe, une société de la qualité, une politique de l’émancipation. On ne peut s’empêcher en refermant le livre de vouloir paraphraser Gustave Flaubert, un autre normand comme Guillaume Bachelay, qui disait : « Madame Bovary, c’est moi » et de lancer à notre tour : « Guillaume Bachelay, c’est nous ». Ou bien encore d’emprunter à la définition de l’honnête homme, telle qu’on l’entendait au XVIIIème siècle et de dire de notre collègue : « c’est un honnête socialiste ». Bonne lecture

*La politique sauvée par les livres. Guillaume Bachelay. Editions Stock.

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