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PARIS, 5 juil 2010 (AFP) - Le porte-parole des députés PS, Bruno Le Roux, a accusé lundi le gouvernement et la majorité de "jouer la montre" dans l'affaire Bettencourt, dans laquelle Eric Woerth est empêtré, en ne se prononçant pas sur la demande de commission d'enquête du PS.
"Les jours se suivent et se ressemblent. Les révélations s’accumulent dans la presse et ouvrent de nouvelles interrogations", écrit M. Le Roux dans un communiqué.
"Les socialistes ont déposé la semaine dernière une proposition de commission d’enquête parlementaire. Le président de l’Assemblée l’a jugée recevable. Il est le seul dirigeant de la majorité à avoir donné son aval à une telle initiative", poursuit M. Le Roux.
En revanche, selon lui, "le président du groupe UMP, Jean-François Copé, observe sur ce sujet un silence qui lui est peu coutumier". Et "le Premier ministre, François Fillon, n’a pas davantage répondu" à la demande PS d'inscrire, durant la session extraordinaire de juillet, un débat sur la création d'une commission d’enquête".
"Tout laisse à penser que le gouvernement et sa majorité jouent la montre et comptent davantage sur les vacances que sur la transparence pour mettre un terme à ce feuilleton", conclut M. Le Roux, en espérant "être démenti dans les prochaines heures".
Dans les faits, seul un nouveau décret présidentiel, sur rapport du Premier ministre, pourrait modifier l'agenda de la session extraordinaire de juillet pour y inscrire un débat sur une commission d'enquête.
La création de cette commission pourrait également être inscrite, toujours par décret présidentiel, à l'ordre du jour de la session extraordinaire de septembre.
A défaut, il faudra attendre la session ordinaire d'octobre et plus précisément la semaine de contrôle du 11 au 15 pour que le PS puisse l'inscrire à l'ordre du jour en vertu de son droit de tirage (droit de demander une commission d'enquête par session). |