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Discours du Président de la République au Congrès sur les licenciements économiques et l'indemnisation chômage
Madame la ministre de l’économie et de l’emploi, les déclarations du Président de la République sont quelquefois en contradiction avec l'action même de sa majorité et de son gouvernement. Je souhaite ici en apporter un exemple.
Hier, à Versailles, le Président affirmait que : « Tout licencié économique doit pouvoir garder son salaire et recevoir une formation pendant un an ». Or, il y a moins de deux mois, à l'initiative du groupe socialiste, Alain Vidalies était le rapporteur de la proposition de lois, nous souhaitions discuter ici de deux dispositions urgentes, destinées à protéger les salariés victimes de la crise.
Nous proposions, Madame la ministre, de généraliser à tous les licenciements économiques – et non à certains d'entre eux, comme le Gouvernement le fait – le dispositif du contrat de transition professionnelle, et compte tenu de l'ampleur inégalée de la crise, de porter sa durée à deux ans.
Nous proposions aussi de prolonger de six mois l’indemnisation de salariés, malheureusement souvent victimes de votre loi sur les heures supplémentaires, inscrits au chômage suite à la fin d'un contrat à durée déterminée ou d'une mission d'intérim. À l’occasion de ce débat, des artifices de procédure furent utilisés, certains pour la première fois, afin d’empêcher que le débat ait lieu.
Madame la ministre de l’économie de l’emploi, vous ne fûtes même pas présente lors ce débat. À cette occasion, comme à toutes autres occasions, nous avons fait et nous ferons toujours des propositions précises et utiles aux Français.
Après les déclarations du Président de la République, puis-je dire, pouvons-nous dire aux nombreuses personnes licenciées dans nos circonscriptions que vous allez rapidement accepter de discuter ces propositions et donc les inscrire à l'ordre du jour prioritaire de notre assemblée.
Ne jouez pas, Monsieur le Président de la République, ne jouez pas, Madame la ministre de l’économie et de l’emploi, avec la détresse et les drames qu’entraîne aujourd’hui le chômage dans notre société. |